Communiqué de presse: Burundi, assassinats prémédités par le pouvoir et non des règlements de compte

  1. Dans un communiqué de presse signé Monsieur Alain Guillaume Bunyoni, Ministre de la sécurité publique du gouvernement de facto de Pierre Nkurunziza, ce gouvernement qualifie les enlèvements et assassinats ciblés de certains officiers de la police et de l’armée de ‘‘règlements de compte entre particuliers’’.  Après avoir affirmé que ces actes sont des règlements de compte entre particuliers, Monsieur Guillaume Bunyoni se contredit dans ce communiqué et annonce que ‘‘les enquêtes sont en cours pour mener la lumière sur ces actes.’’
  1. Le CNARED rappelle que ces enlèvements et assassinats ciblés s’inscrivent dans le prolongement d’une chasse l’homme qui vise tous les militaires et policiers suspectés de ne pas soutenir la répression sanglante des opposants au 3ème mandat de Pierre Nkurunziza.
  1. Le CNARED rappelle surtout que ces enlèvements et assassinats ciblés visent en général les ex-FAB dont la majorité est soupçonnée à tort de collaborer avec les groupes armés qui combattent la terreur de Pierre Nkurunziza.
  1. Le CNARED s’indigne encore une fois que cette chasse à l’homme vise  tout citoyen qu’il soit militaire, policier ou civile opposé au 3ème mandat illégal de Nkurunziza. Des enlèvements suivis de tortures sauvages et des exécutions se font chaque jour sur base des listes préétablies avec des photos prises pendant les manifestions pacifiques contre ce fameux mandat. Les personnes exécutées sont jetées dans des fausses communes préalablement creusées ou dans les différents lacs et rivières, attachées à de grosses pierres pour ne pas remonter à la surface.
  1. Cette nouvelle méthode de massacrer en silence et de nier tous les massacres planifiés et commandités par le régime illégal de Pierre Nkurunziza vise à cacher ces crimes pour échapper aux condamnations et aux sanctions internationales.
  1. Avec la dernière énergie possible, le CNARED condamne ces massacres à caractère politico-ethnique qui rappellent le danger de voir le Burundi sombrer dans une autre guerre civile.
  1. Ce danger est déjà perceptible dans une radicalisation qui se renforce de jour en jour, dans les déclarations va-t-en-guerre des plus hautes autorités du régime de facto burundais, dans le flux quotidien des réfugiés vers les pays voisins, dans le recours constant à des pratiques inhumaines sur les personnes arbitrairement arrêtées ainsi que dans les dernières explosions de grenades dans la capitale et dans certains provinces de l’intérieur du pays dont le modus operandi est la marque incontestable du pouvoir illégal de  Pierre Nkurunziza.
  1. Ll’usage de la force qu’autorise la loi internationale, pour le contraindre à arrêter le massacre des citoyens paisibles et à accepter de négocier avec le CNARED et les autres acteurs burundais sous médiation internationale.

Fait à Bruxelles,  le 02 juin 2016

Pour le CNARED

Pancrace Cimpaye

Porte-parole

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