Visite des 5 Chefs d’Etat africains à Bujumbura: de la déception à l’espoir

Par Anicet Niyonkuru | Depuis que le Président Sudafricain Jacob Zuma à déclaré que l’opposition doit respecter les décisions de la Cour constitutionnelle, pour dire que nous devons accepter la légalité de l’illegitimité, que nous devons en quelque sorte obéir des impositions assassines et criminelles de Nkurunziza et sa clique; le désespoir fut total chez grand nombre de Burundais.

Le Président Jacob Zuma est devenu très antipathique aux yeux de tous ceux qui aiment le Burundi. Il a pris une position qu’aucun Président qui respecte la loi de son propre pays ne peut prendre. Zuma a dit le contraire de ce qu’il croit. Il avait reçu des dizaines de délégations de Nkurunziza avant qu’il ne vienne au Burundi, on lui avait ingurgité des arguments mensongers. Il est venu avec ça dans sa tête et il a balancé ces gaucheries avant toute forme de consultations discordantes.

Zuma vient de perdre la confiance des Burundais et des amis du Burundi qui veulent la paix. Il a repris et soutenu des arguments criminels. Je dis biens “criminels” et je pèse mes mots ; les arguments qu’il soutient ont occasionné des milliers de morts et des centaines de milliers de réfugiés.

Finalement, Zuma n’est pas sourd comme Nkurunziza. Il sait écouter les autres, même s’il ne peut plus retirer sa parole. Les chaudes réactions à sa prise de position lui ont fait réfléchir et il a agit autrement que le petit jouet que Nkurunziza voulait téléguider une fois arrivé à Bujumbura. Il a commencé à écouter ceux que Nkurunziza voulait mettre loin des éminentes personnalités. Il a commencé à refuser des programmes de diversion telle que la visite de l’usine de thé de Teza.

Il a commencé à s’imposer comme un délégué de l’Union Africaine et non comme un invité de Nkurunziza.

Après avoir rencontré tous les acteurs politiques, les présidents des partis politiques, la société civile, la délégation s’est entretenue avec le Président de facto de Bujumbura et son entourage pendant plus de 4 heures.

A la sortie de la rencontre, les visages étaient très tendus et il n’y a pas eu de point de presse conjoint entre Nkurunziza et les éminentes personnalités africaines. Cela veut dire que le débat était chaud et que Nkurunziza et sa clique ont été tapés sur les doigts.
C’est cela qui devrait réconforter tous ceux qui aiment le retour à un État de paix et de droit au Burundi.

En entendant les clauses de cette visite d’une importance capitale pour l’avenir du Burundi, ayez l’espoir de retour d’un Burundi meilleur qui doit être conquis par nous – mêmes et non par ces étrangers.

Eux, il viennent de jouer leur partition dans le processus de recherche de la paix, et s’en vont. Mais nous, nous restons et nous devons avoir le courage de continuer la lutte jusqu’au bout!