Le Cnared accuse Bujumbura de saborder le dialogue

Pancrace Cimpaye : «Le pouvoir de Bujumbura planifie de réviser la Constitution dans le but d’une pseudo-légalisation de sa présidence à vie.»Iwacu

Pour le Cnared, le boycott du dialogue par Bujumbura s’inscrit dans une stratégie de bloquer les pourparlers jusqu’à la session parlementaire d’octobre 2016. «Au cours de cette session, le pouvoir de facto de Monsieur Pierre Nkurunziza planifie de réviser la Constitution dans le but d’une pseudo-légalisation de sa présidence à vie.», souligne le Cnared dans un communiqué sorti ce vendredi 15 juillet 2016. Sur ce, le Cnared condamne cette volonté manifeste de Bujumbura de saborder le présent processus de pourparlers inter-burundais.

D’après cette plateforme, le refus d’une solution négociée risque de donner raison aux mouvements armés à savoir FNL, Red-Tabara et Forebu qui ne cessent de répéter que le seul langage que le pouvoir de Bujumbura comprend est celui des armes. Le Cnared condamne également la tentative d’arrestation d’Armel Niyongere, président de l’ACAT, par «quelques policiers tanzaniens en complicité avec l’oligarchie de Bujumbura.» Et de rappeler à la Facilitation et au gouvernement tanzanien qu’une bonne sécurité des parties aux pourparlers est un des gages de succès de ce processus.

Le Cnared félicite le président Benjamin Mkapa qui, «malgré cette humiliation de Bujumbura, a poursuivi des consultations à huis clos autour d’un projet d’agenda.» Toutefois, il lui rappelle qu’autour de cet agenda, il y aura deux parties : «celle qui soutient le 3ème mandat illégal et celle qui y est opposé. En conséquence, les deux parties doivent bénéficier d’un traitement équitable.»

Le Cnared demande à la communauté internationale et aux Chefs d’Etat de la Communauté est-africaine de prendre toutes les mesures qui s’imposer pour ramener Pierre Nkurunziza à la table des pourparlers inter-burundais.