“J’ai tué, je tue, je tuerai toujours. J’ai mon plan, foutez – moi la paix !!».

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Ainsi se résume les réponses de NKURUNZIZA et son gouvernement à toute initiative de l’intérieur ou de l’extérieur qui vise à aider à ramener l’ordre constitutionnel et la paix au Burundi.

Autant de missions ont été déployées à Bujumbura pendant la période pré – électorale à Bujumbura pour prévenir sur le risque que courrait le Burundi si NKURUNZIZA tenait à violer les Accords d’Arusha pour la Paix et la Réconciliation au Burundi. Les pays de l’Afrique de l’Est ont dépêché à Bujumbura une équipe dite de sages pour conseiller à Pierre NKURUNZIZA de ne pas se présenter aux élections de Juin 2015.

 

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En février 2015, un groupe d’anciens présidents réunis au tour d’une chaise qui symboliquement, rappelant la présence du feu président Nelson MANDELA, facilitateur dans les pourparlers ayant conduit à la paix au Burundi, ont conseillé à NKURUNZIZA de ne pas briguer un troisième mandat que l’opposition et la société civile burundaise continuaient de rappeler qu’il était illégal et contre les accords d’Arusha pour la Paix et la Réconciliation au Burundi. En Avril, l’Union Africaine avait voulu offrir une initiative de bons offices en dépêchant à Bujumbura Edem KODJO qui avait prêché contre le camp NKURUNZIZA. Ce dernier a préféré continuer de battre campagne. Malgré tous les efforts NKURUNZIZA a continué la course à sa propre succession.

En congrès, son parti le CDDFDD annonce son candidat Pierre NKURUNZIZA et

Dimanche tôt le matin, la société civile réunie au sein du mouvement Halte au Troisième mandat donne son coup d’envoi aux manifestations contre le troisième mandat. La tension monte à commencer par l’assassinat le même Dimanche après – midi d’un enfant qui ne faisait d’ailleurs pas parti des manifestations Jean – Népomucène KOMEZAMAHORO. Les Nations Unies et l’Union Africaine ont alors pris conscience des violences qui allaient suivre et ont nommé des envoyés spéciaux pour suivre au jour le jour les développements et offrir leurs bons offices en insistant sur l’importance des Accords de Paix d’Arusha ayant ramené la paix au Burundi au cours des 10 dernières années.

 

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Depuis lors le groupe des envoyés spéciaux composé de l’envoyé spécial de l’Onu pour la région des Grands Lacs, Saïd DJINNIT, du représentant spécial de l’Union africaine dans la région, Ibrahim FALL, de l’envoyé spécial des Etats-Unis pour la région des Grands Lacs, Thomas PERRIELLO, du coordonnateur de l’Union Européenne pour la région des Grands Lacs, Koen VERVAEKE, ainsi que de Frank de CONINCK, envoyé spécial de la Belgique pour la même région ont toujours déclarés être préoccupés par la détérioration du contexte politique, économique et sécuritaire du Burundi et n’avaient cessé d’appeler à la reprise immédiate d’un dialogue inclusif, qui devrait prendre en compte tous les acteurs y compris ceux qui n’avaient pas pris part à la mascarade électorale.

NKURUNZIZA a à chaque fois fait sourde oreille et a continué à mater les manifestations qu’il a qualifié d’insurrection pour justifier l’usage excessif de la force. Au fur et mesure le bilan s’est révélé être très lourd jusqu’à ce jour.

Les Nations Unies évoquent un bilan de 500 morts et disparus. Les Organisations locales de défenses des droits humains quant à elles parlent de plus de 1150 personnes mortes ou portées disparues. 654 personnes ont été recensées « inhumainement torturées » et plus de 4000 jeunes sont entassées dans 13 prisons que compte le Burundi.

NKURUNZIZA, grand expert de la politique de la chaise vide !

Sur son chemin du retour de Johannesburg où il avait assisté au Sommet Chine-Afrique, les 4 et 5 décembre et à la demande de la Présidente de la Commission de l’Union africaine (UA), Nkosazana Dlamini-ZUMA, soutenue par Robert Mugabe, Président en exercice de l’UA de l’époque, l’ancien Président du Bénin, Yayi Boni, a voulu faire escale à Bujumbura, pour y rencontrer Pierre NKURUNZIZA. Ce dernier l’a évité après avoir prétexté une « agenda chargée ».

Dans la suite, NKURUNZIZA a continué son jeu favori, celui  de la chaise vide en narguant toutes les invitations dans tous les fora où la question burundaise devrait être évoquée. Deux boycotts dont celui du Sommet de l’Union Africaine tenu à Kigali du 17 au 18 Juillet où NKURUNZIZA devait rencontrer ses homologues africains. Ses mandataires ont claqué la porte de la rencontre des l’UNCAT à Genève au cours de laquelle Bujumbura devait répondre aux questions des experts des Nations Unies sur la situation des droits de la personne humaine au Burundi. Ces deux boycotts ont suivi celui des négociations du 12 au 14 Juillet à Arusha.

Le gouvernement vient de rejeter la résolution 2303 des NU qui prévoyait l’envoi de 228 policiers observateurs de la situation des droits de l’homme qu’il menace d’attaquer une fois au Burundi ainsi que l’initiateur du projet à l’ONU, la France. Des manifestations vont être organisées dans toutes les communes du Burundi pour rejeter cette résolution.

Le problème burundais est une véritable épine dans le pied de l’Afrique et du monde entier quand on connaît l’insistance de Pierre NKURUNZIZA à imposer son troisième mandat, malgré l’illégalité de son mandat, le nombre de morts et de disparitions enregistrées quotidiennement et dont les responsables bénéficient plutôt d’encouragements (décorations en tout genre et surtout des envois en mission de protection de la paix des Nations Unies) au lieu de traduire ces auteurs décorés en justice.

Ainsi décorés, Les éléments de la police, du Service de Renseignement et la milice armée IMBONERAKURE rivalisent en tuant une population sans défense qu’ils jettent dans des fosses communes dissimulées dans des endroits gardés par les IMBONERAKURE. Malheureusement ce sont les chiens errants à la recherche de la nourriture qui actuellement aident à mettre à découvert ces fosses communes. Le dernier cas est celui de la fosse commune de Vyerwa près du village natal de NKURUNZIZA.

NKURUNZIZA peut narguer toutes ces initiatives de paix pourvu qu’il assouvi sa soif du pouvoir, une soif qui anéanti l’économie du Burundi.

 

“J’ai tué, je tue, je tuerai toujours. J’ai mon plan, foutez – moi la paix ».

 

Par Nixon Mandela.