Pour mieux contrôler le mouvement des personnes dans les quartiers, zones, communes et provinces du pays, les autorités du Burundi ont instauré un système de contrôle qui consiste à faire inscrire tous les membres de la famille dans un petit cahier. Tout visiteur dans une famille doit être directement inscrit dans le petit cahier et reporté à l’autorité locale. La police procède à des contrôles irréguliers mais souvent intempestifs.
Quand la mesure a été prise, les ménages pouvaient acheter ledit petit cahier dans n’importe qu’elle boutique du coin.
Quand la police procède au contrôle et trouve une famille qui ne possède pas le petit cahier ou un visiteur non inscrit, elle est sommée à payer une amende de 50.000 Fbu bu soit 20 $. C’était devenu une routine, les burundais s’y étaient habitués.

Quoi de neuf avec le petit cahier :
Selon notre source au près de la Mairie de Bujumbura les autorités de cette entité administrative voudraient uniformiser ces petits cahiers qui doivent être identiques. La mairie s’occupera elle–même de la vente de ces cahiers dans les quartiers de Bujumbura au prix spécial de deux mille francs burundais soit 1 $ américain ; un prix 5 fois supérieur a celui pratiqué dans les papeteries et boutiques.
Cette mesure qui rançonne une population meurtrie, confrontée déjà aux conséquences de la crise du 3è mandat dont la flambée des prix des denrées alimentaires serait-elle une stratégie du pouvoir de renflouer les caisses vides de l’Etat pour faire face aux sanctions économiques des bailleurs ? L’idée fait son chemin car le ministère de la sécurité publique envisagerait d’étendre la vente du petit cahier sur tout le territoire national ou tous les ménages devront s’en prémunir.
Mais ce qui choque l’opinion selon notre source, ce que les membres du parti Cndd – Fdd seraient épargnés par cette mesure. Ces cahiers au prix spécial leur seront distribués gratuitement par leurs permanences.
Par Nixon Mandela.

