Le pouvoir Nkurunziza dans le déni de tous ses crimes: Encore un rapport des NU qui accable Bujumbura

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Quand le Méga conseiller et porte parole négationniste, Willy Nyamitwe, veut voler au secours d’un gouvernement accablé par le rapport des Experts des Nations Unies.

C’était hier mardi 20 Septembre 2016 que les experts indépendants des Nations Unies ont rendu public un rapport très accablant sur les violations des droits de l’homme au Burundi. Le constant des experts sur terrain a été tellement amer que le rapport a fait moins usage du langage diplomatique souvent entendu chez des experts de cette haute institution mondiale qui ont qualifié les crimes constatés de :

« Violations graves, systématiques et constantes des droits de l’Homme commises principalement par des agents de l’Etat et ceux qui sont liés à eux couverts par une impunité est omniprésente”

Le rapport n’y est pas allé par quatre chemins : “ le gouvernement du Burundi est responsable de ces graves violations des droits systématiques et constantes”.

Le Burundi est en effet plongé dans une grave crise émaillée de violences et de multiple cas d’assassinats, disparitions et tortures depuis que Pierre Nkurunziza a annoncé le 25 avril 2015 sa candidature à un troisième mandat, que l’opposition et la société civile ont décrié comme étant en violation de la constitution et de l’Accord d’Arusha pour la Paix et la Réconciliation au Burundi.

L’on aurait pas pu s’attendre a un rapport contraire quand depuis l’assassinat du Jeune élève et scout Nepomucene Komezamahoro, la première victime de ce troisième mandat de Pierre Nkurunziza, le bilan n’a cessée de s’alourdir. Plus de 1000 personnes ont été assassinées de manière atroce ou portées disparues, plus de 600 personnes ont subi des tortures et autres traitements inhumains alors qu’entre 5000 à 6000 personnes, tous des jeunes manifestants ont été emprisonnés, selon les ONGs locales de défense des droits de la personne humaine. 300.000 personnes ont quant à eux fui le Burundi pour chercher asile dans des pays limitrophes.

Selon les enquêteurs qui demandent un engagement solide renouvelé des Nations unies et de l’Union africaine

« Des procédures judiciaires internationales indépendantes doivent être enclenchées pour traduire les auteurs présumés en justice »

L’expert dans l’art du mensonge et négationnisme n’a pas tardé à voler au secours d’un gouvernement à manque d’arguments.

“Les accusations des enquêteurs du Comité des Droits de l’homme des Nations Unies sur un risque de génocide sont politiquement motivées et basées sur des témoignages anonymes, non vérifiés”, a dénoncé ce responsable de la communication de la présidence burundaise, Willy Nyamitwe, sur son compte twitter.

Dans d’autres Etats où les institutions fonctionnent normalement, ca aurait été l’un des ministres soit des droits de la personne humaine, soit la justice ou des relations extérieures qui aurait apporté la réponse du gouvernement burundais aux experts en produisant un contre rapport avec des réponses claires aux allégations du rapports des experts.

Dans le cas anodin Burundais, c’est donc le méga conseiller en communication de Pierre Nkurunziza et l’expert de tous les dossiers, Willy Nyamitwe qui, dans ses habitudes maladroites et mal orientées avec usage des tweets  a voulu apporter les réponses aux observations et conclusion des Experts en balayant d’un revers de la main les observations et conclusions des experts des Nations Unies.

« Le Comité des Nations Unies sur les Droits de l’Homme n’a pas respecté les règles d’usage en publiant ce rapport sans la réponse du Gouvernement Burundais », a-t-il affirmé.

Ce démenti du rapport des experts par ce conseiller de Nkurunziza confirme malheureusement la crainte des trois experts qui lors des enquêtes avaient constaté et déploré l’approche du gouvernement burundais qui consiste “à nier automatiquement et en quasi-totalité des allégations qui pourtant vérifiées et vérifiables ».

Les faits étant têtus, les photos et vidéo ayant été systématiquement archivées et comme conclue le rapport des experts, attendons donc la réponse des Nations Unies car si justice internationales devait ouvrir le dossier burundais nous verrons qui de ce mega porte parole de Nkurunziza et des experts des Nations Unies  aura démontré au monde les pires graves et atrocités aux quelles sont soumis les burundais depuis plus d’une année.

 

Mandela